
Une Française à Madère
L’aéroport de Madère est-il dangereux ? Certains voyageurs et voyageuses se posent la question, voire stressent un peu quant à l’atterrissage… Parlons donc un peu de l’aéroport de Madère pour vous rassurer 🙂
L’aéroport de Madère a longtemps eu la réputation d’être l’un des aéroports les plus dangereux au monde, et ce jusqu’en l’an 2000. Mais ça c’était avant.
La piste était très courte (1600 mètres) et a été rallongée, avec la particularité d’avoir maintenant un tronçon sur pilotis.
Le problème de la longueur de la piste d’atterrissage a donc été résolu. On peut d’ailleurs passer sous ces énormes piliers en béton lorsque l’on quitte l’aéroport.
Un des facteurs qui peut aussi éventuellement inquiéter, ce sont les conditions climatiques. Oui, c’est vrai qu’il peut y avoir du vent, et que c’est un peu plus impressionnant que dans un autre aéroport.
Mais les pilotes qui atterrissent à Madère ont suivi une formation spécifique. Et les compagnies aériennes ne prennent aucun rique et préfèrent annuler le vol en cas de météo capricieuse.
L’atterrissage est effectué tellement rapidement que vous ne vous rendez compte de rien. Sincèrement, ce que vous sentirez le plus, c’est le virage pour que l’avion se mette en face de la piste d’atterrissage. D’ailleurs c’est assez joli à regarder, quand l’avion longe l’île, et voir les cotes de Madère se rapprocher.
Crédit vidéo : @tiagoto
L’aéroport de Madère est assez petit et bien agencé. Lorsque vous arriverez, vous suivrez un parcours fléché qui vous emmènera rapidement au hall de bagages, puis à la sortie.
Pour repartir de Madère, lorsque vous aurez effectué les passages de contrôle, vous aurez accès à un duty-free et une quinzaine de commerces.
Une des choses assez sympa, c’est l’esplanade extérieure à laquelle vous pouvez accéder, lorsque vous attendez pour votre vol de retour.
La première fois que j’ai atterri à Madère, j’ai été finalement plus stressée par l’idée que je me faisais de l’atterrissage qu’autre chose. Je ne suis pas particulièrement phobique, mais pas spécialement courageuse non plus… J’avais lu des articles à sensation incluant Madère comme destination ultra dangereuse…
La vérité est que ça dure 15 secondes, je croyais que ce n’était pas commencé alors que c’était déjà fini.
Sur la trentaine d’atterrissage que j’ai vécu, je n’ai jamais eu d’atterrissage dur, ou dangereux. Peut-être quelques secousses avant d’arriver à Madère, mais très vite oubliées dès qu’on descend de l’avion et que l’on mesure la beauté de l’île.
Expatriée à Madère pour vivre avec mon compagnon Madérien, je suis heureuse de vous faire découvrir l’île du printemps éternel.